Covert Affairs – Episode 1.02

. / Walker’s walk
Saison 1, Episode 2 sur 12
Diffusion vo : USA Network – 20 juillet 2010



Annie se retrouve à devoir écouter les plaintes des civils ce qui va lui permettre de mettre à jour une menace de l’IRA




Covert Affairs semble confirmer qu’elle tient plus du Chuck que du Alias. Il suffit déjà de voir le générique qui rappelle un peu celui de Chuck (voire Mad Men). Il est très beau, très stylisé, mais un peu à coté de la plaque avec une animation en moto à Paris alors que la série semble prendre clairement le parti de rester à Washington DC.
Mais le ton rappelle aussi plus Chuck que Alias. Annie est une débutante et cela se voit. Elle ne se retrouve pas à faire des acrobaties digne d’un gymnaste triple médaillé d’or olympique avec tout un équipement high tech que le public ne decouvrira que dans 20 ans dans les boutiques. Elle n’affronte pas non plus des super espions encore plus forts qu’elle. Non, il y a un parti pris de rester très réaliste et c’est tant mieux.


On voit ainsi Annie se coller aux walk-ins, les citoyens qui viennent d’eux-même signaler ce qu’ils considèrent comme une menace ou un renseignement capital pour la survie de la nation et de la démocratie. Bon, évidamment, elle découvre vite une super menace parce que quand même, il faut que cela soit un minimum intéressant. Mais globalement, l’ensemble du déroulement de l’intrigue se tient très bien avec des petites choses de rien du tout mais qui rendent l’ensemble crédible. Je pense par exemple aux combats qui sont assez peu sexy mais réalistes et la touche finale avec le lendemain matin, le gros bleu. C’est trois fois rien mais cela contribue au réalisme du truc. Ce n’est pas Sidney Bristow qui aurait eu des bleus le lendemain matin (Chuck non plus d’ailleurs).
D’autres scènettes rejoignent cela comme par exemple Auggie qui explique que le mémo du déménagement a été envoyé il y a 5 ans de cela.


Mais malheureusement, tout n’est pas parfait. Je prends par exemple toute l’intrigue famille de Annie qui est nulle à chier (tu seras la tutrice de mes gosses si mon mari et moi on crève ?). La conjugaison entre vie d’agent et vie de famille est mieux traitée du coté de la boss et le boss de la boss. En plus, ici, le parallèle avec la mère qui fuit avec songosse est assez lourd (scène du feu de bois : « dites, comment vous arrivez à protéger votre gamin ? »).
L’autre « défaut », certes très mineur mais que le pilote avait réussi à esquiver, c’est le plan sur le gros logo sur le sol du hall d’entrée à Langley. Le plan qu’on voit dans toutes les séries impliquant la CIA. C’est nul, inutile et trop de fois vu.
Un défaut plus majeur est Sendhil trucmuche, Mohinder Suresh dans Heroes. Voilà un acteur qui a sa carrière pourrie à jamais pour moi à cause de Heroes. En plus, avec une coupe de cheveux à la David Hasselhoff époque K2000, non, je ne peux pas. Quoique ça m’a fait rire. Et je le plaignais presque le pauvre en me disant que personne ne l’avait prévenu que Greg Grunberg, son amant et mari non officiel dans Heroes, ne bossait plus à la CIA depuis quelques années (il était un des agents de l’agence dans Alias et quand les deux vivaient ensemble et élevaient la petite Molly dans Heroes, on avait un joli énorme subtext du couple gay).


Sinon, autre défaut déjà constaté dans le pilote, l’intrigue espionnage du jour ne surprend pas. Les ficèles sont assez énormes et j’ai tout de suite deviné que l’agent du MI-6 était le vrai danger (comme le faux espagnol dans le pilote). C’était super évident pour moi quand il était dans la voiture de Annie et le moindre doute que je pouvais avoir fut dissipé lors du fight dans l’appart où il n’était pas là, comme par hasard.
Malgré cela, l’intrigue se laisse regarder sans peine, principalement grâce à la fraicheur du personnage d’Annie et la classe de Auggie. Les deux fonctionnent très bien ensemble et ont un énorme capital sympathie pour moi. Piper Perabo / Christopher Gorham, duo gagnant pour moi, comme Kari Matchett et Peter Gallagher honteusement sous exploité dans cet épisode. D’ailleurs, avec son statut de special guest star, j’ai peur qu’il meurt vite ou se révèle être un agent double. Tout mais pas ça, pitié. par contre, Kari Matchett seule, je n’aime pas spécialement.


Bref, 7/10

En prenant une orientation très réaliste mais tout de même fun et grâce à la sympathie du casting, Covert Affairs me plait bien pour le moment malgré ses défauts qui ne demandent qu’à être corrgier avec le temps. La série n’a aucune prétention autre que divertir et elle le fait bien. A suivre quoi.


Le générique :



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