[Bilan] Under the dome – Saison 1

Under the dome

Saison 1 de 13 épisodes
Diffusion vo: CBS

La ville de Chester’s Mills se retrouve isolée du reste du monde par un dôme infranchissable apparu mystérieusement et soudainement …

A l’issue du pilote, j’étais encore plein d’espoir pour la série, surtout avec Stephen King et Brian K. Vaughan derrière l’histoire. Et puis en fait, non. C’est une grosse déception en raison principalement de la connerie toujours plus profonde de l’ensemble des personnages de la série. Mais bon, comme pour Revolution, au bout d’un moment, le point de non retour est franchi et je ne vois plus pareil la série. Je n’attends plus un éventuel sursaut qualitatif, mais je m’impatiente de voir jusqu’où ils vont bien pouvoir creuser le gouffre de la bétise. Et là, ça devient fun (même si Maxx n’est pas d’accord sur ce point).

Le véritable point faible de la série réside donc dans les scénarii de ces épisodes. Parce que le reste, ça va dans l’ensemble. La réalisation est bonne, les décors sont sympas, les effets spéciaux sont corrects et la musique passe sans problème. Bon, on peut toujours arguer que les acteurs sont tous mauvais (à différents degrés), mais là, j’oppose le fait que même les bons acteurs seraient mauvais avec le matériel qu’on leur offre. Dean Norris (Big Jim) en est la preuve. Bon, il y a aussi des purs mauvais acteurs (Linda, Junior) et là, c’est plutôt à leur avantage d’avoir un matériel très pauvre à leur disposition.

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« The pink stars are falling » … C’est évident qu’elles sont en train de tomber là …

Donc, revenons-en aux histoires. C’est juste mauvais. Même ce qui tourne autour du dôme n’arrive pas à tenir la longueur. Le mystère autour de celui-ci est intriguant mais se dévoile tardivement et plus que partiellement, la faute aux sadiques derrière sa création qui trouvent funs de s’exprimer de façon cryptique et plus que partielle. Mais bon, j’ai une excuse pour ces anges / aliens / démons quand ils daignent parler au dernier épisode: ils sont sous le choc d’avoir en face d’eux des personnages qui pour une fois, posent les bonnes questions de façon simple et directe au bon moment.

C’est là le principal reproche qu’on peut faire à la population générale de Chester’s Mills: ils agissent n’importe comment et toujours à contre temps. La série pose le principe qu’un épisode = 1 jour et l’épisode suivant le jour suivant. Et il va falloir attendre 5 ou 6 épisodes pour que ces blaireaux commencent à paniquer. Jusque là, ils en avaient rien à branler du dôme. Je crois que si la route avait été barré pour des travaux publics, ils s’en seraient plus émus. Et encore, à ce moment-là, seule une partie de la population panique, prenant d’assault les magasins, pendant qu’en arrière-plan des « émeutes », on peut voir des gens ballader tranquillement leurs gamins en poussette, comme par un beau dimanche ensoleillé de printemps.
Et pouf, le lendemain, ils sont tout calmes et n’ont plus rien à branler de la situation dans laquelle la ville est. Ils se contentent d’être là pour être juste cons, comme avec l’épisode fight club (« on est coincés sous un dôme, sans explications, et bloquant même des missiles super puissants, donc allons parier sur des combats clandestins » … logique voyons) ou avec le dernier épisode où ils trouvent tout à fait normalement de construire un échaffaud alors que les ténèbres ont recouvert le dôme et que Barbie soit pendu sans la moindre forme de procès.

Rien qu’avec la ville en général, on touche donc bien le fond profond de la stupidité. Mais heureusement, les personnages principaux sont là avec des super pelles pour creuser encore plus profond ce trou et faire évoluer la stupidité vers la débilité. Et là, il y a bien trop d’exemples pour tous les citer. Je ne dirais qu’un nom pour résumer tout cela: Linda. Elle a eu son poste grâce à ses capacités, mais sûrement pas ses capacités à être flic, plutôt celles à avaler. Elle va tellement loin dans la crétinerie qu’elle arrive même à faire passer Junior pour un prix Nobel sur la fin de saison. Seul Barbie s’en sort à peu près potablement sur l’ensemble de la saison, ne craquant qu’avec l’arrivée pop up de Maxine (oui, pop up, pouf, j’apparais sans raison en plein milieu de l’écran pour pourrir le truc, comme un pop up). Julia passe à peu près elle aussi mais bon, elle s’améliore que sur la seconde partie de la saison … quand elle est dans le coma. Et puis, on ne critique pas la monarche d’abord.

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Dire que j’aurais pu être un Vic McKay 2.0 …

Pour les autres adultes, je passerais sur tout le reste à part Big Jim, qui s’enfonce de plus en plus dans ses magouilles au fur et à mesure de la saison. Et j’ai pitié de lui et des scénaristes. Ils ont tenté d’en faire un bon personnage, mauvais malgré lui, mais c’est raté. J’ai bien vu qu’ils ont voulu faire de lui une sorte de Vic McKay local mais c’est foiré. Et quand je dis Vic McKay, ce n’est pas par rapport au crâne chauve mais au coté, je tente de faire mon petit beurre tranquille mais tout part en couilles et plus je tente de rétablir la situation, pire elle devient. La différence entre McKay et Big Jim, c’est que le flic de The Shield a une solide histoire personnelle derrière lui et que les évènements s’enchainent naturellement et découlent les uns des autres. Le pauvre Big Jim doit se dépatouiller avec des avancées pop up, telle Maxine, ou les conneries des autres personnages, genre Junior qui est imprévisible dans ses réactions, même pour les scénaristes eux-même.

On en arrive donc aux jeunes qui n’ont aucun intérêt pendant une demi saison avant de devenir les communicants avec le mini-dôme. OK. Bon, ça a le mérite de les occuper, c’est déjà ça. Et j’aime assez leur coté « on ne se pose jamais la moindre question ». A la fin de la saison, ils paraissent encore plus embrigadés que si ils étaient membres d’une secte. A ce rythme là, dans quelques épisodes, ils iront rechercher l’oeuf au fond de la rivière pour lui demander si ils peuvent aller faire pipi.
Et oui, je sais, vous attendez tous que je m’extasie sur la magnifique écriture des rapports entre eux, surtout entre Angie et Junior, mais non, je ne le ferais pas, ça serait bien trop long de revenir sur tout ce qui ne va pas dans leurs rapports.

Bref, 2 ou 8/10

Objectivement, Under the dome, c’est très mauvais et je comprends qu’on n’aime pas. Mais pour moi, arriver un tel niveau de mauvais, c’était le truc à faire: la série m’excite bien plus depuis qu’elle ne prétend plus rien et ne tente plus rien pour redresser la barre. Je me suis quand même bien éclaté à les regarder agir comme des cons et tenter de battre le record de stupidité et de débilité établi la semaine précédente. Bref, je la recommande si vous voulez passer un bon moment à vous foutre de leur gueule.

 

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Un commentaire pour “[Bilan] Under the dome – Saison 1”

  1. zongo dit :

    C’est savoureusement débile que j’en redemande pour l’année prochaine: 8/10 affirmatif!

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