Torchwood (miracle day) – Episode 4.05

The categories of life

Saison 4, Episode 5 sur 10
Diffusion vo: Starz – 5 août 2011

Rex se fait passer pour un mort afin d’infiltrer un des camps où sont parqués les malades alors que les instances mondiales décide de catégoriser la vie et la mort.

Voilà. La moitié de la saison est passée et … On n’est pas vraiment plus avancé qu’après la bande annonce de la saison. Il ne se passe pas grand chose en fait, on voit simplement comment les humains gèrent le problème avec plus ou moins de réussite, de façon plus ou moins bien écrite.

Aujourd’hui, on découvre comment les gouvernements décident de régler le problème des morts qui ne sont pas morts. Ils les brûlent suivant un processus de sélection qui tient plus de la comptabilité que de l’humanité. Alors évidemment, cela rappelle quelques pages sombres de notre histoire et on s’y attendait. Ce qui fait perdre l’impact du moment de la révélation puisqu’on s’y attendait tous, cela étant amené assez lourdement avec la répétition du mot « camp » puis le responsable du dit camp et sa personalité plus que borderline. Mais le pire vient de Vera et ses réactions stupides, s’en prenant ouvertement dans un lieu désert avec un mec complétement à la masse depuis le début. Elle ne pouvait pas fermer sa gueule le temps de sortir de là non ? Mais non, il fallait trouver une raison d’amener la touche drama de la fin. D’ailleurs, tout l’épisode préparait à sa mort puisque soudainement, elle se retrouve drôlement mise en avant et fait sa rebelle décidant d’agir alors qu’on lui répète sans cesse qu’il ne faut pas, que c’est trop dangereux. De toute façon, elle n’aidait pas les humains à trouver une solution vue qu’elle a passé ces derniers jours à travailler son bronzage. D’ailleurs Jack en profite bien du fait qu’il ne fout presque rien vu son beau bronzage tout aussi travaillé que Vera et ses marques de lunettes de soleil.

Heureusement, la fin rattrape un peu l’ensemble, étant assez émouvant même si tant qu’à y aller dans le drama bien drama, Vera aurait dû répondre au téléphone histoire que Esther profite de ses hurlements et du bruit de la chair qui brûle. Mais voilà, Vera est très touchante quand elle voit Rex qui lui aussi délivre de l’excellent puisqu’il pense à filmer cette horreur, tout en prenant bien soin de ne pas regarder. C’était beau, c’était bien.
D’ailleurs Rex est bon dans l’épisode. Il agit bien et offre encore et toujours de bonnes réparties, comme avec la scène avec Jack qui le conduit aux ambulanciers. Et son action dans le camp est bien aussi, logique, même si on aurait pu éviter les préparations à la « révélation » du camp (« ouh, tiens, c’est bizarrement chaud »)

Sinon, je suis quand même déçu par la sortie de Vera. Elle avait un bon potentiel et pouvait amener vraiment quelque chose. Je n’ai rien contre Esther mais j’ai trouvé moche quand Jack lui a menti quand elle se demande si elle est « useless », inutile. Au moins, si cela avait été elle dans le « four », elle aurait servi à quelque chose. Mais bon, ça aurait été moins poignant pour Rex du coup.
En plus, la perte de Vera va poser des problèmes au niveau des intrigues éthiques vues qu’elles étaient toutes amenées par elle, comme aujourd’hui par exemple, lorsqu’elle avance qu’ils pourraient se servir des non morts pour créer de nouveaux virus et donc les médicaments qui vont avec. Malheureusement, comme beaucoup de questions éthiques et philosophiques, elle est juste balancée et aucune réflexion ne sera amenée dessus.

Il reste donc les originels. Et Gwen retourne en Angleterre pour un doublon de l’intrigue américaine, histoire d’insister sur une gestion de crise mondiale alors qu’on sait tous que les pays ne se mettraient jamais d’accord pour agir de façon concertée et coordonnée. Donc Gwen nous montre que les mecs dans les camps font ce qu’on leur dit de faire (toujours un parallèle avec le même évènement historique) comme avec le directeur du camp américain, nous montre que si l’agencement est différent, le camp est pareil et a probablement condamné à la crémation son père sans s’en rendre compte parce qu’elle a agit de façon tétue et bornée. Mais bon, elle est pardonnée, il y avait Andy avec elle. Ah Andy !
Par contre, niveau logique, c’était limite. Pourquoi se faire chier avec tout le cinéma à l’aéroport si c’est pour rouler une pelle au chauffeur ? Et ils sont où les gardes anglais du camp au juste ? Non parce que bon, elle le sort un peu facile son papounet et Rhys se balade quand même facilement aussi. Sans compter l’aspect bien pratique d’avoir le père juste à coté de la sortie du camp. Bon, je sais, je chippotte mais l’accumulation de ces petits points me gênent personnellement.

Enfin, il reste Jack qui s’occupe en allant faire mumuse avec Oswald, jouant à cache-cache avec lui avant de lui refiler le texte à l’ultime seconde. Si tu n’avais pas joué au con avant, tu aurais eu du temps pour le convaincre de tes convictions … Et là, rebelotte avec Oswald qui nous fait encore son speech du messie. J’ai l’impression qu’il ne fait que ça. En fait, il ne fait que ça quand on ne le tabasse pas dans la rue. C’est bien gentil mais ça commence à devenir chiant là, surtout qu’il n’a pour l’instant aucun intérêt, si ce n’est de démontrer comment on peut vite perdre la tête et ses convictions personnelles et qu’on est vite pressé de se vendre afin de garder sa célébrité. Mais le raccord avec le miracle day est toujours plus que très mince.
En fait, le meilleur viendrait de Jilly qui s’est fait un fan mystérieux. Mais voilà, cela reste mystérieux pour le moment.

Bref, 6/10

Elle est loin l’intensité et la réussite des retrouvailles avec la série en début de saison. On fait du surplace dans des intrigues écrites un peu à la truelle quand même. C’est le malheureux Jane effect ça …

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3 commentaires pour “Torchwood (miracle day) – Episode 4.05”

  1. RORY dit :

    J’ai la désagréable impression que les auteurs américains essaient de recoller bout par bout les ingrédients qui avaient fait le succès (un peu surprise, il faut bien dire), de Children of Earth. La mort de Vera après une confrontation stupide, et sous les yeux de son boyfriend, l’implication directe d’un membre de la famille très proche finalement envoyé lui aussi à la mort… Sauf que dans les deux cas, dans CoE, c’était lié à Jack et à sa damnation «Torchwoodienne». Il y avait donc une cohérence, tant interne à la saison que rattachable à l’ensemble de la série. Ici, ça fait artificiel. Cette sensation est d’ailleurs renforcée par le désordre qui caractérise les deux drames dans les deux overflow-camps : tous les persos ont l’air de faire n’importe quoi (useless-Esther qui utilise son vrai nom et celui de Rex, Rex avec une caméra de touriste alors que les lentilles de contact auraient été bien plus judicieuses ici, Véra qui au delà même de ses menaces malvenues aurait au moins pu penser à essayer d’utiliser son téléphone – qui captait ! – pour prévenir quelqu’un…).

    Et quant au seul qui ne fait rien, ce pauvre Jack, on dirait qu’il a été viré de Torchwood mais que personne n’a eu le cœur de le prévenir. Si on excepte l’épisode précédent, on pourrait presque croire qu’il est mort dans l’avion et qu’il traine son fantôme au milieu de l’équipe Torchwood à la manière d’Eugene dans la première saison.

    Enfin si, il sert à aller essayer de confesser Oswald Danes tous les 2 épisodes, en faisant croire qu’il sait ce qu’il ressent (certes il a tué son petit fils, mais il n’y a strictement aucun rapport avec le crime de Danes !), et aussi, apparemment, à jouer au meilleur ami gay des filles de la série (et par opposition, poil-à-gratter gay du gros héros bourrin). 

    Et, plus encore que toutes les incohérences (les « catégories de vie » sont par ailleurs tout-à-fait irrationnelles. Pourquoi seulement 3 ? C’est d’autant plus absurde que le seul vrai problème immédiat semble être celui des malades contagieux, qui ne sont pas du tout pris en compte spécialement) et agitations inutiles, ce gâchis du personnage de Jack est ce qui personnellement me désole depuis maintenant trop d’épisodes pour avoir encore beaucoup d’espoir à ce sujet…

  2. Nico Speedu dit :

    je suis assez d’accord avec tout ce que tu dis.
    En fait, j’ai l’impression que RTD avait encore une histoire en 4 ou 5 épisodes à la CoE mais s’est retrouvé avec 10 épisodes et qu’il refile aux auteurs américains le soin de boucher les trous et cela nous amène quantité d’intrigues sans avenir, genre Esther et sa famille déjà oubliée ou le fait qu’ils sont tous immortels mais se comportent comme quand ils étaient mortels. J’aurais bien aimé qu’un de l’équipe pète un peu les plombs et ait un comportement « à risques », genre Esther qui se bourre la gueule et fonce sur l’autoroute en décapotable en hurlant « youhou ! » un truc fun dans le genre. D’ailleurs, l’ensemble de la population a l’air de s’en foutre totalement d’être devenue immortelle et continue à vivre normalement.
    Ce sont toutes ces accumulations de détails qui ne sont pas gênants en eux-même mais qui cumuler font que ça laisse une impression bizarre. J’espère maintenant que les 5 épisodes qui restent seront plus équilibrés avec une équipe plus active et pas qu’on attende les 2 derniers pour que cela bouge enfin.

  3. RORY dit :

    L’espoir est quand même de plus en plus mince… Sans compter que la deuxième partie de saison va devoir gérer l’arrivée des aliens dans l’histoire. En soi, c’est déjà casse-gueule, mais alors quand les bases sont aussi brouillonnes et qu’il faut en plus essayer de rattraper les défaillances de la première partie de saison, c’est encore moins gagné d’avance.

    Pour ma part, je trouvais le pitch de cette saison vraiment chouette. Mais je commence à penser que RTD n’avait peut-être même pas poussé la réflexion jusqu’à articuler une histoire autour en plusieurs épisodes. Un peu comme pour le premier épisode de la saison 2 : il avait écrit la scène d’intro avec le poisson-junky, puis avait dit au scénariste de développer un épisode à partir de là. Ben ici, les américains ne se seront pas cassés. Plutôt que d’explorer la question d’une vraie immortalité collective, ils ont plus ou moins repris l’état d’Owen dans la saison 2 (worst storyline ever…), et collé en vrac les éléments clef de Children of Earth.

    Et effectivement, l’immortalité en passe, in fine, au second plan, parce qu’on ne parle même plus vraiment d’immortalité.

    Il va falloir que le plan secret des extra-terrestres soit vraiment vraiment cool pour faire rattraper le coup maintenant (et ça forcément, c’est plus qu’aléatoire).

    Mais bon, comme tu dis, wait and see ! 😉

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