Transformers Prime – Episodes 1.01 à 1.05

Darkness Rising

Saison 1, Episodes 1 à 5 sur 26
Diffusion vo: The Hub – 26 novembre au 3 décembre 2010

Les Autobots sont sur Terre depuis 3 ans. Mais les choses vont changer avec la réapparition de leurs ennemis mortels, les Decepticons.

Aahhhh ! Les Transformers. Dessin animé de commande pour promouvoir une gamme de jouets révolutionnaire pour l’époque dans les années 80 et qui a donné naissance à une franchise des plus rentables dont Transformers Prime est la dernière incarnation. Cette série animée fait suite à moultes séries animées dont on peut en retenir 3 sur le sol français, les originaux, la génération One des années 80, Transformers Armada / Energon vu vers 6h du mat sur M6 au début des années 2000 et Transformers Animated diffusée ces dernières années sur Gulli, au look très manga. Mais il y a eu d’autres séries animées plus ou moins vues en France comme les Beast Machines / Animutants.
Transformers Prime s’ppuye sur les forces de ces diverses séries tout en capitalisant sur le succès énorme des deux films sortis au cinéma (la série est arrivée avant le troisième volet cinéma).

On retrouve ainsi un look assez proche des films, avec Roberto Orci et Alex Kutzman à la production, comme sur les films (et des séries tv comme Hawaii 5-0). Ils se sont adjoints à la production des habitués de l’animation US comme Duane  Capizzi et Jeff Kline (Men in black la série animée, extrême Ghostbusters, The Batman, GI Joe Renegades …).
Coté voix originales, on retrouve Peter Cullen dans le rôle de Optimus Prime (la seule voix de Optimus, toutes séries et films confondus), Frank Welker (la voix de Megatron, toutes séries et films confondus), Clancy Brown (frèe Justin dans Carnival / la caravane de l’étrange), Adam Baldwin (John Casey dans Chuck), Gina Torres (Jasmine dans Angel, Anna dans Alias), Jeffrey Combs (Kevin dans les 4400, Shran dans Star Trek Enterprise, la question dans la ligue des justiciers), Kevin Michael Richardson (Batman l’alliance des héros, Family Guy / Les Griffin, American Dad!, Les Simpson), Josh Keaton (Spiderman dans Spectacular SpiderMan et Ultimate SPiderman, Green Lantern dans Green Lantern la série animée), …
Bref, c’est du très lourd.

Et coté technique, on n’est pas déçu non plus. La série est réalisée intégralement en 3D CGI et le rendu est excellent et permet surtout une véritable réalisation cinématographique. De très nombreux plans sont très rarement vues dans une série animée et offre une dimension spectaculaire très appréciable aux combats. Ces mêmes combats s’avèrent très dynamiques et rythmés, et surtout, grosse difficultés, on sent bien les poids des tonnes de métal entrant en collision. Cela offre un rendu global très réussi à l’ensemble même si il reste quelques problèmes liés aux productions intégralement en 3D: les rues des villes sont désertes et les animations des humains s’avèrent peu réalistes et assez limitées. Soyons honnêtes, ils font un peu pitié quand ils courrent.

Du coté de l’histoire en elle-même, on se retrouve avec 5 parties de 20 minutes, soit une histoire de 1h40. Et c’est peut-être là le problème, notamment dans le rythme. Il y a plusieurs cassures dans le déroulé de l’histoire principalement à cause du découpage en épisodes. Plusieurs scènes s’avèrent assez superflues et parfois, on a la montée d’adrénaline qui se calme parce que l’histoire marque une pause, ne pouvant enchainer comme on peut s’y attendre parce que l’épisode approche de sa fin. Cela offre donc un ensemble assez irrégulier dans le rythme mais pas désagréable pour autant.

Dans le fond, on retrouve une histoire assez classique de lancement de série. Les gentils sont là, prêts à se battre. Les méchants arrivent avec un super plan et ils se tapent dessus. L’avantage de l’histoire sur 5 épisodes, c’est que le vrai but se dévoile au fur et à mesure. On part d’une simple volonté de capture d’un autobot qui passait par là à un affrontement spatial pour empécher les zombies transformers de Cybertron de débarquer chez nous. Le grand écart est violent mais toute l’évolution d’un point à un autre se fait très naturellement. Chaque nouvel envol de l’histoire découle logiquement du précédent et de ses conséquences.

Le gros point fort est que l’histoire est « adulte ». On démarre quand même sur la mort d’un autobot, d’un gentil. C’est quand même hyper rare dans une série animée. Et par la suite, cela ne s’arrange pas puisqu’on a quand même droit à des zombies transformers avec un réveil « réaliste » pour des zombies puis de la torture assez violente d’un humain. Honnêtement, je n’ai pas le souvenir de séries animées américaines allant aussi loin.

L’autre force réside dans la composition des deux camps. 5 Autobots et 3 Decepticons. On a deux camps fixes et on sait qu’on va éviter ce qui a plombé la première série: le défilé des transformers, chaque épisode étant la pub du transformers du jour. C’est d’ailleurs une excellente idée que d’avoir créer des drones Decepticons. Ils vont permettre de donner de l’ampleur aux combats sans avoir un sempiternel combat Optimus / Megatron. D’ailleurs, c’est mal parti pour avoir un combat régulier entre les deux puisque Megatron finit mal le cinquième épisode (mais on se doute bien qu’il réapparaitra tôt ou tard) .
Et on rend la situation plus intéressante pour le téléspectateur en incluant des humains, histoire de pouvoir s’identifier. Et là encore, il y a de la bonne idée puisqu’on retrouve un adulte, un ado de 16 ans, une de 13 et un gamin. Chaque tranche d’âge a ainsi « son » humain. Bon après, coté personnalités, Miko est juste trop chiante (mais ça s’améliore par la suite) tandis que Raf a un bon potentiel sympathie. Mais c’est Jack, l’ado de 16 ans qui est le grand gagnant puisqu’il est le plus normal et le plus sympa. Je ne parle pas trop de l’agent William Fowler, assez cliché.

Bref, 8/10

Ce quintuple épisode d’ouverture place bien les bases de la série et présente tout le monde. Servie par une réalisation ambitieuse et un ton adulte, Transformers Prime est une excellente surprise et une belle réussite même si ce quintuple épisode connait quelques longueurs. L’histoire aurait gagné encore plus en efficacité en 4 épisodes je pense.

Bande annonce:





Et le fantastique thème intégral de la série:

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