Fringe – Episode 2.10

Histoire de fous / Grey Matters
Saison 2, Episode 10 sur 22
Diffusion vo : FOX – 10 décembre 2009
Diffusions vf : La Une – 11 août 2010, TF1



Le division Fringe enquête sur des cas de folie résolus par une opération non programmée.




Pour respecter la tradition, commençons par trouver notre ami chauve. Je ne l’ai pas vu même si j’avais bien senti la bonne scène pour le trouver. Il était en fait planqué derrière une voiture blanche lorsque Olivia et Peter arrivent près des toilettes lorsqu’ils traquent le signal GPS de Walter.


Il manque des cases à Walter. Ca, on le savait tous. Mais ce que l’on ne savait pas, c’est que c’était litérral. Il lui manque bien trois morceaux de cerveau qui sont morts aujourd’hui. Ceci peut-il expliquer sa folie douce ? Bonne question. J’aime assez en tout cas que les scénaristes ne se fixent pas sur une explication de la folie de Walter mais avancent diverses possibilités comme les abus de drogue, Alzheimer ou ici des bouts de cerveau en moins. Cela contribue au charme de Walter qui incarne le mieux l’impossible possible qui est la thématique de la série.
En tout cas, une chose est sûre, ces bouts de cerveau manquants sont bien la cause d’une partie de sa mémoire défaillante. Et malgré ce qui pourrait apparaitre comme une solution de facilité pour repousser l’ouverture vers l’autre coté, j’ai aimé toute cette intrigue où l’on enlève littéralement les souvenirs d’une personne.


Il faut dire que l’épisode et la progression de l’histoire est quasi parfaite dans son déroulement. Les rebondissements arrivent pile quand il faut et arrivent toujours à surprendre. Du coup, le rythme est parfait pour cette histoire et soutient une histoire intéressante en elle-même car mythologique et centrée sur Walter. Je n’ai rien contre Olivia l’interrupteur mental de lumière mais Walter est nettement plus intéressant. D’ailleurs, globalement, la série ne se porte pas moins bien quand Olivia est en retrait, ce qui est un signe fort de la faiblesse intrasèque du personnage principal de la série. Heureusement, Walter et dans une moindre mesure Peter, assurent parfaitement et compensent les faiblesses de Olivia.
Mais n’allez pas croire que je n’aime pas Olivia non plus. Certes, je n’ai pas d’affinités particulières avec elle mais quand elle est utilisée correctement, je l’aime bien. Et cet épisode démontre les deux facettes de Olivia, la première que j’ai aimé avec tout le dilemme entre l’arrestation du soldat de l’autre coté ou sauver Walter lors du face à face avec le mec à la tête coupée. Par contre, j’ai détesté la voir pleurnicher à la suite avec Broyles. Olivia a tout de même le mérite de poser également une problématique intéressante: comment combattre un ennemi dont on ne sait rien ?


Tout n’est pas parfait non plus dans cet épisode. Je regrette un peu que l’après folie des trois porteurs de bout de cerveau de Walter n’ait pas été traité plus. Un petit plan à la fin avec la femme ou le mari qui accompagne l’ancien fou/folle sortant de l’asile aurait été sympa, plus que de se contenter de la femme qui dit qu’ils la gardent parce qu’on ne guérit pas comme ça de la folie.
Je regrette aussi la sous exploitation de Astrid. Plus les épisodes avancent, plus elle apparait comme un vrai maillon de l’histoire, nécessaire pour résoudre les enquêtes ou les faire progresser. En plus, elle est la seule normale du lot (pour l’instant ?). Elle mériterait d’avoir un peu plus de temps d’antenne sans pour autant s’élever au niveau des Bishop car je crois qu’elle perderait de sa sympathie et de son intérêt.
Enfin, j’ai très peu apprécié la guest de Leonard Nimoy. Un petit coucou de William Bell et puis s’en va. Il mériterait tellement plus que 5 secondes et une réplique. Enfin bon, cette réplique a le mérite de replacer Bell comme potentiel méchant. Après tout, il a fait découper le cerveau de son collègue et ami pour que personne d’autre que lui ne puisse ouvrir le passage entre les mondes. C’est du moins comme ça que je le vois. Et cela fait aussi apparaitre la seule faiblesse de l’histoire du jour : pourquoi garder en vie ces morceaux de cerveau si il ne voulait pas que quelqu’un d’autre découvre le moyen d’aller de l’autre coté ? Cela n’a pas vraiment de logique.


Bref, 9/10

Un épisode passionant tout simplement.

Vous pouvez laisser un commentaire, ou trackback depuis votre site.

Laissez un commentaire

Lire les articles précédents :
True Blood – Episode 3.06

. / I Got a Right to Sing the Blues Saison 3, Episode 6 Diffusion vo : HBO - 25...

Fermer