Doctor Who – Episode 5.10

. / Vincent and the doctor
Saison 5, Episode 10 sur 13
Diffusion vo : BBC – 5 juin 2010



Le docteur conduit Amy auprès de Van Gogh




Je ne suis pas fan des épisodes à personalité historique en général. Arrg Agatha Christie la saison passée. Shakespeare était bien passé lui. Et Van Gogh ? Bah, parlons-en.


L’épisode vaut surtout par son auteur, Richard Curtis, maitre es films romantiques avec du Hugh Grant dedans (4 mariages et un enterrement (je serais mauvaise langue, je dirais que ça colle bien aux 5 saisons de Who), Bridget Jones (Je serais mauvaise langue, je ferais une comparaison avec Amy), Love, Actually (forcément excellent vu qu’il y a Elisha « Kim Bauer » Cuthbert dedans), …). On sent la patte d’un habitué dans la relation romantique. Les scènes entre Vincent et Amy sont très justes à ce niveau. On y croit presque. J’ai juste du mal avec le jeu de Karen Gillan, clairement plusieurs niveau en dessous de l’excellent Tony Curran qui n’interprête pas mais est Van Gogh. Au milieu de tout ça, Matt Smith fait du Matt Smith avec du bon (les scènes comiques) et du moins bon (se battre dans le vide).


Globalement, l’épisode n’a pas de défaut d’écriture. Mais il manque quand même quelque chose. L’ensemble se suit mais reste assez prévisible et aux parallèles assez lourds comme le monstre invisible contre lequel se bat Van Gogh qui représente avec une subtilité à la truelle le « monstre » qu’est la dépression. Et puis je n’arrivais pas à voir autre chose qu’une économie budgétaire dans cette invisibilité. Et quand on l’a enfin vu, je regrettais l’invisibilité. Parce qu’un dinosaure croisé avec un coq, ça le fait moyen quand même.


A lire à droite et à gauche (surtout à gauche car il faut toujours tourner à gauche … Donna tu me manques), une grosse partie des fans s’extasie sur Rory. On ne l’a pas oublié, les sentiments d’Amy sont toujours là, patati patata. Ok, admettons. Il est vrai qu’il y a une espèce d’ambiance qui se dégage mais bon, je m’en fous royalement vu que Rory va forcément revenir puisque l’histoire peut se réécrire et patati patata. Donc, je n’y arrive pas avec l’impact émotionnel de son absence. Et j’ai toujours en mémoire la scène hautement ridicule et mal tournée de sa mort.


Je me rends compte que certaines vont encore croire que je n’ai pas aimé. Et bien si, j’ai aimé une scène, celle de Van Gogh au musée parisien (ils auraient pu aller au centre Pompidou de Metz …). Malgré le coté assez anormal de lui faire connaitre son futur, malgré le morceau de musique commerciale par dessus, j’ai trouvé la scène excellente, merci à Tony Curran et Bill Nighy, le spécialiste en Van Gogh.
Et puis cela démontre bien la thématique de l’épisode qui finit de façon sombre tout de même puisque Van Gogh finit par se suicider quand même, rappelant bien qu’un instant de bonheur ne suffit pas à effacer la dépression. On notera aussi l’initiative de BBC qui a indiqué aux téléspectateurs une adresse internet ou un numéro de téléphone vers qui se tourner en cas de problèmes de ce type (dépression, anorexie, … un site complet mais qui fait plus la part belle aux témoignages qu’autre chose. Cela serait bien que les télévisions françaises relayent des choses de ce genre de temps à autre (comme par exemple chaque épisode de FBI Portés Disparus qui se terminait aux Etats Unis par un avis de disparition non résolu). En France, rien de tel, quelque soit la fiction. Dommage.


Juste pour finir, bow ties are NOT cool. Et pitié, pas d’ultimate ginger !!!


Bref, 6/10

Un épisode ni bon, ni mauvais, avec quelques bons passages mais sans plus. Un épisode qui ne me gêne pas donc. C’est bien pour un épisode « historique ».

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