Doctor Who – Episode 5.05

. / Flesh and stone
Saison 5, Episode 5 sur 13
Diffusion vo : BBC – 1er mai 2010



Le docteur et Amy doivent echapper aux anges pleureurs mais aussi à la faille qui fait son apparition.




Je tiens à dire tout de suite que j’écris cette review sous la menace et la pression de Tyr. Une vraie terroriste quand il s’agit de Doctor Who et son Matt Smithounet.


Magnifique, exceptionnel, magistral, grandiose, parfait. Voilà quels adjectifs qu’on pourrait appliquer à l’épisode 6.14 de Lost. Mais cet épisode 5.05 de Who ? Bonne question. Enfin question qui mérite d’être posée. Question que je n’aurais jamais posé les saisons précédentes. Mais cette année, il faudrait peut-etre que Moffat réécrive des épisodes comme ceux qu’il a écrit lors des saisons précédentes et non qu’il écrive avec l’idée de faire passer RTD pour un génie du scénario (tu vois Tyr, je l’ai casé cette phrase 😉 )
Oui c’est hard dit comme ça mais il n’avait qu’à pas massacrer ces anges en les faisant presque passer pour des red shirts (personne qui est là dans une série juste pour mourrir, référence à Star Trek classic où les membres d’équipage tués portaient toujours un maillot rouge, d’où le red shirt). Et plus globalement, je n’ai pas retrouvé la Moffat’s touch exploitée à son maximum. Je ne dis pas que c’est mauvais, loin de là même, c’est juste que je sais qu’il peut faire mieux avec la même histoire. Je crains que cette « baisse » qualitative soit dûe à sa fonction cumulée de showrunner malheureusement. Et on me souffle à l’oreille que c’est aussi de sa faute la crise économique greque. Bah oui, être showrunner et scénariste de Doctor Who l’empèche de réfléchir à une solution pour sortir de ce problème financier. Il n’est pas multitache malheureusement. Bon, cesse de plaisanterie économico-pas drôles et revenons-en à nos brebis égarées.


Je vois déjà les fans s’armer de fourches pour me faire la peau telles des ados de 14 ans quand on ose dire du mal de Justin Bieber. Attention, je le répète, je ne dis pas qu’il a mal écrit cet épisode, je dis juste qu’il aurait pu mieux l’écrire car il a prouvé à plusieurs reprises qu’il écrivait mieux que cela. Là, en plus d’un déroulement classique, trop classique même, certaines scènes arrivent trop vite ou n’ont pas de sens logique évident. Peut-être que par la suite, cela en aura mais je vois assez mal comme expliquer que Amy est soudainement devenue une nymphette obsédée sexuelle en manque.
Dans le même genre d’idées, il semble assez évident que River a tué le docteur. D’ailleurs, je m’y perds un peu avec le passé de l’un qui est le futur de l’autre. Mais bon, il faut dire que dès que River apparait, j’ai envie d’arrêter l’épisode tellement je ne l’aime pas. Et ce n’est pas l’interprétation over ze top par moments de Alex Kingston qui va m’aider à l’apprécier. C’est une cause perdue pour moi. Contrairement à Matt Smith. Et là, vous n’avez pas idée à quel point j’ai mal partout mais il faut bien avouer que son interprétation ne faisait pas trop, pour la première fois, mec qui essaye d’imiter Ten. Il était quelque peu différent. Arrrg. Si ça continue, je vais devoir dire que Eleven est génial … Non, ça n’arrivera pas. Il ne pourra jamais battre mon Tenounet d’amour. Je parle bien de Eleven. Pas de Matt Smith qui, je l’ai toujours dit, est un bon acteur talentueux mais qui doit faire avec ce qu’il a, c’est à dire un docteur pas Ten mais un peu quand même mais de moins en moins au fil des épisodes. Ce qui est très paradoxal vu que ce double épisode fut tourné en premier, ce qui viendrait renforcé le talent de Matt.


En parlant de paradoxe, on tient là le centre de l’épisode et peut-être le tournant même de la saison. Et là, c’est une réussite dans la structure de Who. On avait pris l’habitude de voir le mystère s’étaler par touches tout au long de la saison. Là, 5 épisodes et il n’y a plus de mystères. Du moins plus sur la faille. Elle n’est là que pour servir le vrai mystère : Amy. Qui est elle au juste ? Bon, et c’est sympa mais du coup, ça me pose un problème: plus les épisodes passent, moins j’y arrive avec Amy.
Sinon, il va falloir de l’aspirine, je le crains pour ce qui s’annonce comme une putain de pelotte de paradoxes temporels à déméler d’ici la fin de saison. Rien que le docteur rhabillé pendant une scène fait déjà théoriser à mort, mais avec la possibilité de réécrire en plus l’histoire et de faire oublier des choses aux gens … Va t’on assister à la renaissance des seigneurs du temps ? Pire, va t’on me faire oublier David Tennant ? Naaaaaaaan !!!!!


Sinon, pour en revenir au classiques scènes d’action. C’était réussi. Mais classique. Mais réussi quand même. Que ça soit le docteur attrapé par un ange, Amy qui avance à l’aveugle, les plans délires de la gravité, le docteur qui sonicscrewdrive tout ce qui bouge, ou encore l’inexorable contamination stoppée au dernier moment, c’est très efficace, très réussie mais voilà, trop classique. Le cas de Amy contaminée en est le parfait exemple. On a attendu qu’elle soit au bout du bout pour la guérir. Un pe ucomme la bombe qu’on désamorce à une seconde de l’explosion dans un téléfilm américain de seconde zone.


Il faudrait aussi que je m’étende sur les dialogues et la réalisation pour être à peu près complet. Mais que dire à part que c’était excellent ? Quoique les dialogues étaient parfois un peu trop prévisibles. Sinon, la réalisation dans son ensemble : réalisation pure, montage, photographie, tout est génial et colle la honte à à peu près toutes les productions américaines actuelles, quelque soit leur budget. Et Doctor Who a clairement un budget bien bien moindre. En fait, visuellement, le seul problème que j’ai, c’est qu’un peu comme dans Victory of the Dalek, les décors font un peu trop carton. La salle de commande du vaisseau ne me paraissait pas le moins du monde crédible. A part ça, zéro défaut visuel.


Bref, 7.5/10

Un bon épisode, avec pleins de répliques très bien, des scènes classiques d’action mais super efficace, une réalisation qui déchire mon slip tellement elle était géniale mais une écriture qui aurait pu être meilleure avec Moffat au stylo, des anges pleureurs red shirtisés, River Song, Amy et les paradoxes temporels sont des éléments trop mal exploités je trouve. Un peu trop balancés ou oubliés. Bref, peut-être simplement mal agencés pour que j’arrive à y adhérer pour l’instant (et je crois que pour River, c’est peine perdue d’avance)

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