Doctor Who – Episode 5.01 – « series » premiere

. / The Eleventh hour
Saison 5, Episode 1 sur 13
Diffusion vo : BBC – 3 avril 2010



Le onzième docteur démarre sa carrière en faisant face à la menace du prisonnier zéro.




Tout d’abord, je vous demanderais de respecter une minute de silence. David n’est plus là. Snif. Et en plus, il lui font une sale tête dans le défilé des anciennes incarnations du docteur. Re snif.
Voilà, c’est fait la minute ? Bon. Maintenant, armez-vous de trucs qui font mal, genre barre à mine qu’on aille péter la gueule aux responsables du nouveau générique de la série. Visuel douteux, musique à énerver un sourd. Il n’a rien pour lui. Mais le pire, c’est que je sens qu’on va tous s’y faire et le trouver bien à la fin de la saison. Grrrr.


Et maintenant, David parti (snifouille), place à Matt Smith. Hum. Je l’ai haï avec les premières images. Sa tête ne me revenait pas. Mais là, en action et en mouvement, son physique passe mieux. C’est déjà ça. Je n’ai rien non plus contre l’interprétation de Matt qui est bonne dans son ensemble, surprenament bonne même. Je m’attendais à un acteur au physique qui ne me revient pas avec un jeu à donner des emmys aux acteurs de la CW. Et ouf de ce coté-là.
En fait, le problème que j’ai avec ce docteur, et je parle du personnage, pas de Matt Smith, c’est qu’il est trop 10. Je m’explique. Ou du moins, je tente d’expliquer. Entre 9 (saison 1, Ecclecston) qui était plutôt pas très joyeux et très action man et 10 (Tennant saison 2), il y avait une vraie différence, 10 étant joyeux, foufou et ultra positif. Et c’est l’image que je garde de 10. J’ai tendance à vouloir oublier le trip mélancolie et dépression de la saison 4 et des spéciaux. Du coup, 11 me parait être un clone de 10 et ça me gêne. Même si il reste des petites différences, les deux versions me semblent trop proches, j’aurais aimé une différence plus marquée. Maintenant, je ne désespère pas. Les scénaristes et Matt Smith vont sûrement trouver leur voie au fil des épisodes pour offrir un 11 différent de 10. Et je vais sûrement aussi finir par « oublier » 10, ce qui aidera aussi. Finalement, je pense que Matt Smith et Steven Moffat auraient eu plus de facilités à faire passer ce 11 si il y avait eu une année de break total, sans les speciaux avec 10.


Coté compagne nouvelle génération, Karen Gillan s’en sort très bien. Elle joue bien, est belle et le personnage a une bonne dynamique avec 11 pour le moment. De toute façon, comment ne pas aimer un personnage qui arrive en tapant Matt Smith franchement ? Amy est donc une compagne qui en a et qui ne succombe pas de suite au charme du docteur. Il faut dire qu’elle a raison de lui en vouloir quand même. 14 ans de retard à un rendez-vous quand même … D’ailleurs, elle parait plus développée que les précédentes. Elle semble avoir une attirance / répulsion pour le docteur du fait qui lui promet une vie extraordinaire mais il l’a déjà planté et déçu. De même, il reste le mystère de son mariage ainsi que de la vie légèrement mythomane qu’elle a eu dans sa petite ville. Bref, il y a de la matière pour éviter un personnage uni dimensionnel.


Il reste le scénario. Et là, je n’ai pas été persuadé du tout. Déjà, dès un premier teaser, deviner que la petite, c’est Amy, c’est pas génial. Mais bon, ça reste un détail et je crois que c’était fait exprès également. Le vrai problème vient en fait de l’histoire en elle-même. Le méchnt est très bidon et le déroulement de l’intrigue très bateau. Trop bateau. Mais c’était nécessaire pour permettre d’avoir le temps qu’il faut pour introduire ce tout nouveau docteur aussi. Et paradoxalement, la durée de 1h05 peut sembler longue. Je pense que l’épisode aurait gagné à être réduit, condensé, sur 50 ou 55 minutes. Je ne développerai pas l’ennemi, que ça soit le prisonnier zéro ou les gardiens atchoums qui sont assez ridicules à avoir peur d’un mec qui traverse des hologrammes et qui a des goûts culinaires plus que douteux 🙂


En fait, l’épisode gagne avec sa seconde lecture qui ramène tout autour du thème de l’enfance, grâce justement à Amelia, la version d’il y a 14 ans de Amy. On tourne tout autour de l’idée de croquemitaine et le docteur apparait comme irréel pour elle. Il devient d’ailleurs son ami imaginaire pendant sa jeunesse. Il faut dire que tout est fait pour cela : un docteur qui voyage dans le temps à bord d’une boite bleue et qui mange n’importe quoi avec une attitude assez désinvolte. On s’imagine assez bien un ami imaginaire se comportant comme 11 face à Amy.
D’ailleurs, il y a tout un coté retour à l’enfance au travers de cet épisode tout de même. C’est assez difficile à expliquer mais j’ai eu ce ressentiment face à plusieurs mimiques ou situations. L’exemple de 11 face à l’oeil est bien pour illustrer cela. Il fait un peu appel à notre jeunesse, lorsqu’on jouait avec nos figurines. On se comportait comme ça face aux « méchants ». Il a ce coté héroïque qui peut rappeler les super héros. On aurait pu mettre Superman à sa place et Lois à la place de Amy avec les mêmes dialogues que ça n’aurait pas choqué.


Bref, 7/10

L’épisode m’a un peu rassuré. J’attendais le pire de ce nouveau docteur mais non. Ce n’est pas génial pour l’instant mais on sent au travers de tout dans l’épisode que la toute nouvelle équipe devant comme derrière la caméra s’échauffait seulement, prenant ces marques. Il y a du potentiel, c’est certain. A eux de l’exploiter et de réussir le pari de faire de ce docteur un bon docteur.

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