Review by Yann : L’attaque – Mini série

L’attaque

3 épisodes
Diffusion vf : France 2 – 26 août 2013

Ils ne se connaissent pas mais vont passer une journée terrible en compagnie les uns des autres. A l’occasion d’un improbable braquage, une dizaine d’inconnus se retrouvent enfermés dans une banque, pris en otages par quatre bandits antagonistes. Tous se sont retrouvés au mauvais endroit, au mauvais moment, qu’ils soient venus pour retirer, déposer ou voler de l’argent. Le destin de Martin Luthard, restaurateur étoilé va croiser celui d’Agnès, jeune flic fonceuse bientôt maman, de Pauline, la directrice de la banque et de son employée Cristina, d’un jeune gamin trop dépensier ou encore d’un discret clandestin africain. Tous vont expérimenter la violence et se révéler à l’occasion d’un huis clos sombre et tendu. Le compte à rebours est lancé…

Note : Cette review est écrite par Yann. Elle n’engage que lui.

L’attaque. Cette série nous raconte un braquage de banque et la différente vision qu’en ont les gens, et la façon dont les gens vont se révéler. Dès le départ, on part très vite, on voit une jeune femme qui part travailler, son compagnon qui l’embrasse tendrement, puis qui descend dans la cave où l’attendent ses collègues et le braquage se met en place.

Dès le départ on voit vite les différents personnages. Les employés de banque et les clients sont présents : l’employé coincé qui ne peut rien faire car il n’en a pas le droit (l’acteur est tout aussi convainquant dans son rôle que celui qu’il tient dans Un village français, où il joue le rôle du sous-préfet, mais je ne peux pas vous dire le nom du comédien car il fait partie de ces seconds couteaux que l’on voit partout, mais dont on ne peut jamais donner le nom), la directrice de banque, la femme forte (au sens de puissante), qui a réussi et qui refuse au client chef de restaurant un prêt, très bien campée par Delphine Rollin, le chef de la police bien interprété par Lionnel Astier et des braqueurs assez bons dans leur rôle et assez bien dirigés. N’oublions pas les seconds rôles relativement convaincants également.

Autre force de la série : l’huis-clos. Le fait que tous ces personnages soient enfermés au même endroit ou que la police soit devant en train d’attendre fait que le tout est excellent. Les personnages sont obligés de se révéler. Au-delà du bobo pédant que l’on voit dès le départ et dont on se doute très bien de ce qu’il va faire et du braqueur qui est stressé dès le départ et dont on voit très bien les faiblesses (il crie et dit tout le temps « j’vais te buter », forcément, on se doute que c’est lui le faiblard de l’équipe), les personnages se révèlent progressivement. En effet, la scène où il faut donner son téléphone portable aux braqueurs, après une demi-heure commence à se faire délier les langues. Lorsque l’employé coincé dit qu’il n’a pas de portable, il doit tout de suite faire face aux critiques de son collègues : « pas de portable, pas de gonzesse, pas de vie, il ose même pas bouger en dormant ». Le vieillard, pris dans le braquage, fait une crise cardiaque lorsqu’un braqueur tire en l’air pour faire peur. Ce premier épisode nous accroche bien et on a envie de savoir ce qu’il se passe après.

Ep. 1 Lionnel Astier

Y’a malgré tout quelques scènes surréalistes. Lorsque pour établir un contact avec les braqueurs, la police envoie des pizzas (ce qui permet au passage de voir comment ça se passe dans la banque). Personne n’ose goûter et le restaurateur se dévoue. Il goûte, dit que les pizzas sont dégueulasses et « qu’il n’y a rien d’authentique là-dedans à part le carton des boîtes ». Là-dessus, il propose de tout faire livrer de son restaurant, ce qu’il fait faire !

Le problème, c’est qu’un des otages en profite pour tout filmer. Et là, le braqueur excité sort la sulfateuse et lui met tout dans le buffet avec quelques mots poétiques : « enculée de la race de ta mère ».

Et ça délie les langues. On apprend que le restaurateur a un cancer. Et un des braqueurs est diabétiques, et a des problèmes après avoir mangé des cannelés. Donc du coup, y’a besoin d’insuline, la police peut ENFIN négocier. Et elle reprend la main en négociant de l’insuline contre des otages. Et en parallèle, dans la banque, tout le monde commence à craquer. La police ayant la main fait ses recherches. On apprend que le braqueur excité s’appelle Johnny et qu’il a 24 condamnations toujours avec violences. Les autres n’en sont pas à leur premier coup non plus. Un des otages est libéré, les choses avancent bien. La directrice de l’agence finit même par se dévoiler et dire qu’elle aime contrôler le monde en contrôlant l’argent. Elle ne trouve pas ça formidable, mais n’aime pas être une victime. Elle adonc choisi son camp.

Et à la fin de ce deuxième épisode, alors que la grille de la chambre forte va s’ouvrir, on a vraiment envie de savoir ce qui va se passer ensuite. On s’attache vraiment bien aux personnages de cette fiction en soi assez simple, faite avec peu de budget, mais qui est une plutôt belle réussite.

On apprend que le coffre à braquer est un coffre d’un syndicat du patronat qui a beaucoup d’argent sale dedans. Les braqueurs ouvrent donc ce coffre et la directrice de la banque n’en revient pas elle-même. Cette scène est assez bien vue et on la sent assez impressionnée de savoir que y’a 7.900.000€ dans sa banque.

Là-dessus, la mère de Johnny est récupérée par la police, et là Johnny n’aime pas du tout ça. Ils la font parler et le Johnny, après un « Maman, Maman », commence à péter un plomb. Et la petite jeune danseuse sauve la vie du type qui voulait lui donner le statut d’interdit bancaire le matin avant le braquage.

Ep. 2 - Johnny la brutasse

Les braqueurs, au moment de sortir, sont évidemment attendus par la police. Mais ils comptent bien s’évader par en-dessous en créant un trou dans le mur… Et ils partent par les sous-sols. La police ne le réalise que tard… Pendant ce temps, les otages découvrent que y’a 8 millions de l’UPIB et l’une ose même dire « ils ont bien fait de piquer leur fric ». En soi, on a presque envie de soutenir ces braqueurs quand ils expliquent leur cause.

Et alors qu’on les croit évadés, il y a un problème, et les braqueurs sont obligés de retourner dans la banque et de changer le programme au moment de partir. La police monte son opération doucement. On se demande vraiment comment ça va évoluer et on se doute que y’a aucune porte de sortie pour eux. Et la mère de Johnny, au moment de l’assaut, se rue sur la banque en disant « Johnny ils vont te tuer ». Et fait une attaque derrière. Inutile de vous dire que le Johnny en question re-re-re-re-pète un plomb, et finit par retourner son arme contre lui. Et pour le coup, on ne le voit pas venir, celui-là. Dommage que c’ait été filmé au ralenti, car à vitesse réelle, le rebondissement aurait été encore plus surprenant, et impressionnant.

Au final, les braqueurs emmènent deux otages, la directrice et la danseuse en voiture. C’est dommage, au moment où on se doute que l’histoire est terminée pour lui que le clandestin africain discret n’ait pas eu un rôle plus important. Les peu de fois où il a la parole, on s’y attache, à cet homme qui fait tout pour travailler et pour arriver à l’heure à son travail en s’excusant auprès de son chef…

Les deux femmes sont laissées par les braqueurs. Et les braqueurs restants, au nombre de 4, se font la malle.

Et au final on est bien content qu’ils s’en sortent, ces braqueurs. Mais on est content pour les otages aussi. Et avec tout cela et un côté 24h chrono assez agaçant par moment, et quelques scènes surréalistes, on se dit que France 2 a réussi un beau coup.

 Ep. 1

Bref, 8/10.

France 2 réalise une bonne série. L’audience n’a pas été là, malheureusement, seuls 2.7 millions de personnes ont suivi la série, alors que L’Amour est dans le pré en face a fait plus du double. La diffusion des trois épisodes consécutivement est dommage. Mais malgré tout, les coupures sont bonnes entre les épisodes et enchaîner la série ne pose pas problème. Enfin, la question que l’on peut se poser est de savoir pourquoi France 2 a gardé ça dans ses cartons aussi longtemps. Et là, malheureusement on n’aura jamais la réponse.

 

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