Bilan: Revolution – Seconde partie de saison 1

Revolution

Saison 1, Episode 11 à 20
Diffusion vo: NBC – mars/3 juin 2013

Exit la quête de Danny, place à la quête de la Tour, avec l’élu, des capsules magiques, des clés usb et pleins d’hélicos et de fusillades …

J’étais dégouté par tout le potentiel gaché par Revolution sur sa première partie de saison. C’était juste chiant et le principal problème était que la série se prenait bien trop au sérieux alors que le pitch n’a pas la moindre once de crédibilité. Heureusement, les scénaristes en ont eu bien conscience et la série effectue un sacré virage pour cette seconde partie de saison. Et c’est pour le mieux. Cela n’a toujours pas la moindre once de crédibilité mais au moins, c’est fun.

La série évacue donc rapidement le boulet Danny, dans une scène d’anthologie Danny vs l’hélicoptère. Pour une mort à la con, c’est une mort à la con quand même. Bon, accessoirement, cela anéantit tout l’intérêt des 10 premiers épisodes qui ne reposaient que sur la quête de l’ado asmathique mais ce n’est pas grave tant sa sortie m’a trop fait trippée et m’a réconcillié avec la série.
L’autre point traversant la première partie partie de saison était le mystère sur la coupure électrique et les pendentifs et là encore, le problème est vite expédié. La nanotechnologie se ballade dans l’air, est responsable de la coupure et les pendentifs sont des clés usb activant les nanites du coin pour produire l’électricité. Ah et au fait, parce que c’est quand même cool des hélicos, Randall a une grosse réserve de pendentifs, allant bien au delà des 12 initiaux. Voilà hop, ça aussi c’est expédié. En deux ou trois épisodes post reprise, la série s’est juste auto détruite puisque tout ce qu iétait le pitch même de départ de la série n’existe plus: plus de mystère autour de l’arrêt de l’électricité et plus de quête d’une ado pour retrouver son frère. La série peut donc s’orienter sur un axe action totale et décomplexée. De toute façon, pas trop le choix vu le manque de possibilits de développement des personnages déjà en place. La série va donc faire le ménage durant les épisodes restants afin de centrer tout autour de quelques personnages clés dont Aaron devenu entre temps l’élu destiné à sauver le monde ainsi que la quête de la Tour. En gros, Matrix rencontre le seigneur des anneaux.

Chaque groupe a alors une direction bien précise et s’y tient jusqu’au bout: il faut aller à la Tour pour la fin de saison et du coup, la série remplit les quelques épisodes restants comme elle peut mais elle le fait bien dans le genre action décérébrée et twists improbables. Du coup, on nous dévoile la république de The river qui squatte la cote Est avec la milice de the cape (j’y peux rien si ils castent des acteurs et actrices ayant une sacrée bouse juste derrière eux. Et oui, je sais que the river, c’est aussi la femme de Jack Bauer mais bon, c’est the river, pour pouvoir faire face à the cape, épicétou). Et là, je me demande quand même pourquoi les gens restent chez monroe/the cape alors que juste à coté, il y a une belle république égalitaire avec pleins de machiens à vapeur et tout ça. Non, non. A priori, pour certains, c’est plus fun d’être dans une dictature militaire oppressante et technologiquement à la masse … Au passage, on révèle que The cape a un petit the cape quelque part mais sans le moindre poil d’indice pour pouvoir le retrouver. Quel intérêt de lui sortir un fils impossible à retrouver à part faire un twist wtf ?

Bref, pendant ce temps, Rachel et l’élu Aaron partent à pied vers la Tour (qui est quand même de l’autre coté du pays, à genre 3000km de là … ) et s’occupent en dégainant des capsules magiques qui peuvent guérir les blessures à la vitesse de l’éclair, mais qu’on oublie quand il faut sauver Nora dans le season finale … Là, je dois dire que quand ils ont sorti la capsule guérisseuse, Revolution est entrée dans mon top 3 des séries modernes les plus guilty pleasure que je connaisse.

Et hop, on arrive donc à l’approche du final et tout le monde doit se retrouver à la Tour, mais pas avant un dernier détour parce qu’il …. faut refaire le plein de l’hélico à mi chemin. Non mais là, j’étais par terre tellement je rigolais, surtout avec l’intrigue tellement moisie du traitre dans le groupe.

Bref, tout le monde est à la tour et là, ça enchaine le grand n’importe quoi. Il faut dire que la Tour nous avait déjà donné un avant goût de grand n’importe quoi avec ce cliffhanger de fin d’épisode façon Resident Evil et le massacre sanglant et mystérieux dans l’ascenceur. Hop, tout le monde est à la Tour mais la porte ne s’ouvre pas, sauf pour certains, Aaron doit entrer un code à 63 chiffres sous les balles pour y entrer, Monroe reste dehors, …. bref, je le sentais super bien ce final à venir dans cette tour avec ces pervers qui matent la télé réalité qu’est la vie de Miles, Monroe et compagnie.

Ca se tire donc dessus dans tous les sens, à coup de fusils électromagnétiques qui font tout péter (yeah !), les morts ne peuvent plus être comptés tellement ils sont nombreux et c’est juste trop, trop fun, surtout que cela conduit à l’affrontement entre Miles et Monroe parce que se taper dessus est tellement plus marrant que de tenter de sauver le monde, obtenir un pouvoir immense ou protéger ses proches. C’est encore plus marrant quand on voit le déroulement du combat avec Monroe qui attend que Miles émerge pour lui taper dessus, puis ensuite Monroe qui lui explique qu’il a fait tout ça pour lui, pour Miles qui lui rétorque qu’il n’a pas pu le tuer parce qu’ils sont toujours des frères. Ce sont juste des dialogues impossibles et la meilleure bromance subtext jamais créée. C’est du génie à ce niveau là quoi.

Bref, pendant que Miles tente de renfiler the cape, Nora agonise, Elisabeth Mitchel joue de façon robotique avec un arrière goût de désespoir tellement elle se demande dans quoi elle est tombée (je crois que le cliff de génie de la grenade l’a achevé), Tracy Spirographe (Charlie) continue de jouer les scènes de tristesse et de drama avec le sourire et Aaron maitrise toujours à merveille la frappe au clavier et le cassage de code informatique sans avoir touché un ordinateur depuis 15 ans. Les scènes s’enchainent de façon hautement improbable la suivante étant toujours plus over the top que la précédente pour arriver à ce dernier acte de la saison qui fait entrer Revolution dans le panthéon des séries guilty pleasure.

L’électricité est rétablie et là, on nous montre de jolies scènes du quotidien avec Kim Raver qui a quand même été payé pour s’assoir sur un canapé, une revue à la main et lever les yeux vers l’ampoule puis le ventilateur du plafond (son agent est juste un génie et mérite une énorme commission). L’électricité est donc rétablie et tout refonctionne parce que bien sûr, les installations ne s’usent pas en 15 ans d’inactivité, les centrales étaient juste en pause et fonctionnent sans aide humaine et les rebelles, la milice et tout ça ont pris soin de tout abimer sauf les cables électriques. Heureusement, au milieu de tout cela, il y a des tonnes d’éclair autour de Monroe, au milieu d’un champ, qui reste bien debout, de façon ultra intelligente. Si il avait eu un arbre à proximité, je suis sûr qu’il aurait courru s’abriter en dessous. D’ailleurs, qu’est ce que fout Monroe au milieu d’un champ ? Pourquoi il n’a pas suivi l’amour de sa vie à la Tour ?

Et si cela ne suffisait pas, the river décide de balancer des hélicoptères sur Philadelphia (la ville, capitale de la Republique de Monroe, pas le fromage) parce que … bah personne ne l’a prévenu que Monroe n’y était plus et que de toute façon, Tom Neville, pas là non plus, avait piqué le jouet de Monroe. Mais parce que tout cela ne suffit pas, Rendall redébarque pour balancer des armes nucléaires sur toute la cote est parce qu’il faut détruire pour que quelque chose de nouveau puisse pousser (personne ne lui a expliqué le concept des retombées radioactives qui vont rendre la cote est invivable pendant plusieurs siècles et qui va probablement affecter tout le reste du territoire à divers degrés de pollution nucléaire ?). Il fait tout ça par patriotisme et sa mission effectuée, il se suicide (mais pourquoi ?) et là, paf, super plan sur le président des colonies des états-unis, basé à Guantanamo, au bord d’une crique avec des bateaux du 16ème sicècle. W … T … F ? Pur génie ! Septembre est bien trop loin là !

Bref, 10/10

Une seconde partie de saison qui confine au génie dans le grand n’importe quoi totalement assumé et le guilty pleasure absolu. Un must see pour délirer comme un malade devant la connerie des personnages et les évènements tous plus improbables les uns que les autres.

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4 commentaires pour “Bilan: Revolution – Seconde partie de saison 1”

  1. eden dit :

    VIVEMENT LE MINI POD REVOLUTION COME ONE NICO

  2. Nico Speedu dit :

    Il est prévu, mais on n’a pas encore fixé de date pour l’enregistrer. Tout dépendra des disponibilités de Maxx en fait ^^

  3. eden dit :

    Ok je me demande ce qu’ils vont raconter dans la saison 2 mdr le derniers épisodes aurait fait un bon série final .

  4. robin dit :

    j’ai très envi de voir cette série maintenant !

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