Fringe – Episode 5.13 – Series finale – l’ultime review !

An enemy of fate

Saison 5, Episode 13 sur 13
Diffusion vo: FOX – 18 janvier 2013

Tout est en place ou presque pour sauver le monde. Il ne reste plus qu’à faire des trucs et des machins et faire pleurer dans les chaumières …

Bon, le week end est passé et je ne suis toujours pas plus convaincu par ce final. Alors attention ,je ne dis pas qu’il est mauvais mais juste qu’il me laisse perplexe. Et je répondrais de suite à Maxx: j’avais bien compris qu’on était en 2015 à la fin mais ça n’a pas de sens sauf si on va loin dans l’extrapolation. Walter et Michael vont pour mettre fin aux observateurs tels qu’ils sont en en créant des différents. Donc du coup, pas de raison de renvoyer un September tel quel dans le passé et enclencher toute la dynamique issue de l’intervention ayant empéché Walter de trouver le remède pour Peter et toute la suite de dominos qui en découle. Et encore, c’est en s’appuyant sur la théorie que les changements temporels n’entrainent pas la création d’une dimension parallèle et donc du timeline différente, laissant intacte la timeline qu’on a vécu. Enfin les timelines. Bref, il manque vraiment de la matière pour pouvoir disserter sur les conséquences de ce saut dans le futur. Et c’est peut-être tant mieux, la série n’étant pas hyper douée pour convaincre avec ces résolutions temporelles (les first people, l’effacement de Peter …).

Ce final délivre donc ses explications et a au moins le mérite de boucler la boucle convenablement. C’est sûr, ça aurait pu être plus explicatif, on aurait pu en savoir plus sur le nouveau 2015 (Astrid ???), mais l’intérêt de ce final et de toute la saison ne se reposait pas là-dessus. C’était avant tout un prétexte pour mettre en avant les relations entre les personnages. Et là, ce final s’en sort parfaitement, jouant bien sur l’attachement qu’on a pour ces 5 formidables que sont Walter, Peter, Olivia, Astrid et Gene. Toutes leurs scènes d’au revoir sont belles et magnifiques, avec pour moi, celle d’Astrid et Walter en tête, le duo le plus efficace et réussi sur toute la longueur de la série. Il faut dire que c’était facile pour les scénaristes tant leurs deux acteurs sont doués et surtout, qu’ils sont amis en vrai. Ca aide vraiment.

Et c’est en cela que ce final est bien supérieur à celui de Lost pour moi. Je suis à la fois triste de voir partir ces personnages auxquels j’étais fortement attaché, mais je suis également heureux de les voir s’en étant sortis (ou pas, tadaaaa la tulipe !). C’est tout l’inverse de Lost où j’aurais aimé qu’un avion se crashe sur l’église à la fin pour qu’ils remeurent tous. Sérieusement, Jack, Kate, Sawyer and co, j’en ai rien eu à battre de les voir partir (même si ce triangle à la con me manque un peu tant il reste le maitre étalon du triangle amoureux à la con. Elena, Stefan et Damon de Vampire Diaries font des efforts mais ils ne leur arrivent pas à la cheville).
Là, me dire que l’an prochain, pas de Walter, pas  d’Astrid, pas de Peter, pas d’Olivia, pas de perruque de la muerte pour faire des versions alternatives ou vieilles, pas de Gene, pas de labo de Havard, ça va me faire chier quand même.

De même, comme je l’ai dis plus haut, qu’on soit convaincu ou non par le dénouement de l’histoire, ce finale et les deux épisodes précédents ont le mérite de boucler la boucle de façon satisfaisante au moins et pas un « euh, on sait qu’on vous a dit pendant 6 ans que ce n’était pas le purgatoire mais comme on n’a pas la moindre idée d’une autre solution, ça sera quand même le purgatoire »

De plus, ce dernier épisode joue bien la carte du clin d’oeil et multiplie les références à la série. Le passage de l’attaque à coups de multiples fringe events est assez jouissive. Le rappel qu’avant de savoir quoi faire de Olivia sous Cortexifan, elle était juste un interrupteur de lumière, le dessin de la tulipe et bien d’autres petites choses sympas dans le genre permettent justement d’offrir un semblant de tout cohérant à une série toujours sur le fil de l’improvisation et des changements imposés par un budget de plus en plus rikiki. Je suis certain que les scénaristes auraient aimé faire plus grandiose comme affrontement final qu’un quai de nuit avec une caméra bougeant vite pour masquer la pauvreté de la scène. Mais vu que pour avoir ça, on a du se taper 3 ou 4 épisodes où les personnages restaient assis à papoter pendant 80% de l’épisode, on ne pouvait pas espérer mieux. (Ou alors faire une planète en 3D version PS1 qu’Olivia aurait repoussé en s’envolant enfin mais j’aurais été le seul à apprécier cela. Elle aurait pu, le cortexifan justifiant beaucoup de facilités scénaristiques depuis le début de la série ^^ Rappelez vous de ces pouvoirs télékinétiques l’an dernier … Et sinon, défi remporté, j’ai parlé de Smallville dans le final de Fringe, et de façon convaincante en plus ^^)

 

Sinon, j’aimerais bien faire tout un pavé d’au moins 10 lignes à la gloire de Astrid Farnsworth, simple agent technique du FBI à la base et devenue sauveuse du monde à de très nombreuses reprises, et encore ce coup-ci. Ouais, c’est elle la vraie héroïne de la série. La preuve ? Comme tous les vrais héros, elle reste modeste et discrête et ne se met jamais en avant. C’est finalement là le seul regret que j’ai vraiment sur toute la série et plus partciulièrement cette dernière saison: Astrid a toujours été bien trop sous exploitée (elle n’a qu’un seul épisode centrée sur elle et son double autiste, mais quel épisode !). Alors bon, du coup, ça a évité aux scénaristes d’en faire n’importe quoi (genre une love story avec Walter) mais bon, un peu plus de présence dans l’équipe et sur le terrain n’aurait pas été de refus, surtout que les scénaristes disposaient en plus d’une excellente actrice, bien à l’aise dans la peau de ce personnage.  Et finalement, j’arrive à faire mes 10 lignes sur Astrid, et ça, sans faire un listing de toutes les variantes walteriennes de ce fort joli prénom qu’est Astrid.

Bref,

Un final peu convaincant sur ces explications et l’ensemble du plan pour sauver le monde (toute la saison fait office de remplissage en attendant ce final), mais que se rattrape avec le coté émotionnel des adieux des personnages et les moultes références. On est loin du meilleur final de tous les temps promis par John Noble, mais il n’est pas si mal que ça et de toute façon, ils pouvaient difficilement faire mieux avec 3 francs 6 sous (soit même pas 50 cents d’euro) comme budget. En fait, tout dépendra de l’attente des téléspectateurs: ceux qui voulaient de jolis adieux seront satisfaits, ceux qui attendaient une orientation sci-fi sont forcément déçus. Je me situe un peu entre les deux. J’ai aimé les au revoirs des personnages mais j’aurais aimé tout de même plus d’ambitions dans le plan et dans la conclusion de celui-ci. Et puis quand même, une petite part de moi regrette de ne pas avoir eu une fin sadique (la part de moi qui voulait que le métro aérien déraille et s’écrase au cook county d’Urgences), genre tout le monde est triste, malheureux et les observateurs sont encore pires qu’avant.

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