Bilan: Le transporteur – Saison 1

Le transporteur

Saison 1, 12 épisodes
Diffusion vf: M6 – 6 décembre 2012/10 janvier 2013

Frank Martin est un transporteur. Il conduit des colis d’un point A à un point B. Il a des règles mais souvent, il doit les enfreindre pour parvenir à bien à la livraison ou pour rendre justice …

Le transporteur est un concept qui fonctionne parfaitement en pop corn movie. L’adapter en série est une autre paire de manches et les showrunners ont pris le parti de livrer 12 « mini films ». Et c’est un peu le problème: aucune histoire ne se développe sur la longueur. D’ailleurs, aucune chaine ne diffuse les épisodes dans le même ordre, preuve de l’interchangeabilité quasi totale de ceux-ci. Le seul simili développement qui nous est offert tourne autour de Juliette, personnage qui semble parfois un peu tomber là comme un cheveu sur la soupe.

Du coup, avec des histoires totalement indépendantes l’une des autres, on est face à une sorte d’anthologie et comme dans toute anthologie, il y a du bon et du moins bon ou pour les plus pessimistes du mauvais et du moins mauvais. Le transporteur se situe dans la moyenne avec une moitié de bons épisodes quand on aime le genre bourrin décérébré et du mauvais, même quand on est hyper indulgent avec le genre poum poum vroum vroum. J’adore le genre à titre perso et je suis très indulgent mais là, l’épisode de la banlieue parisienne wouech wouech, ce n’était juste pas possible.

 

La série souffre aussi d’épisodes trop bateau. Trop souvent, les gros clichés sont de la partie et tout le déroulé de l’épisode peut se prévoir dès la 5ème minute. On est très peu souvent surpris par le déroulement des histoires et ça n’aide pas vraiment vu que celles-ci ne volent pas très souvent bien haut. Mais bon, je n’en attendais pas non plus monts et merveilles des histoires. le genre ne se prête pas à cela et en plus, vu les showrunners de la série … Ce sont quand même les mecs qui copiaient/collaient les scénarios de SG1 dans Stargate Atlantis et en plus, ils s’en vantaient puisqu’il y avait toujours un personnage pour sortir : « oh ça me rappelle un rapport de mission de SG1 que j’ai lu ». Bah là, ils se sont contentés de piquer des scènes des films pour les mettre dans la série.

Du coté des personnages, ils n’ont aucune évolution malheureusement. Heureusement, ceux-ci s’avèrent très sympathiques, en particulier Dieter le mécano, qui apporte une bonne humeur et des touches d’humour sympa. Carla aurait pû être stressante d’inutilité mais non, ça passe. Seule Juliette bloque tant le personnage est trop indéfini durant une large partie de la saison. Je crois vraiment que c’est le personnage qu’ils ont rajouté sur le tas, une fois le reste développé. J’ai cette impression tant le personnage est trop flou et aussi parce que dans la moitié des épisodes, ella a juste une scène qui semble rajoutée là juste parce qu’il faut faire apparaitre à chaque épisode Delphine Chaneac. (Dans l’épisode diffusé en 12 et un autre, elle n’apparait qu’à la fin pour arrêter le gars, dans deux épisodes ,elle n’a qu’une scène « prise de photos », dans un épisode, elle n’a qu’une scène « je sors de la mer à poil devant Frank », scène totalement sans rapport avec le reste de l’épisode). C’est dommage parce qu’il y avait mieux à faire et à développer autour de ce personnage déchiré entre ses obligations professionelles et son amour pour Frank. C’est seulement exploité dans l’épisode 11 « Double jeu » que je considère à titre perso comme le vrai season finale.

Mais tout n’est pas noir non plus. Le gros gros plus est qu’on a enfin une série d’action avec de l’action burnée dans tous les épisodes et surtout du tournage en vrais décors. Même si on est loin de la virtuose des scènes des films, cela reste plus qu’honorable pour une production télé avec ses moyens limités et son temps de tournage raccourci. Et pusi la série a un parfum nineties que j’aime bien. Elle est décomplexée et l’humour amène bien le second degré nécessaire pour faire passer la pillule.

Pour finir, je retiendrais comme épisodes à voir (dans l’ordre de première diffusion de M6)
– Episode 2 Prototype (Frank doit livrer le prototype d’un moteur écologique révolutionnaire)
– Episode 3 A coeur ouvert (Frank transporte un coeur à transplanter)
– Episode 5 Requins (Frank est en concurrence avec 2 autres transporteurs)
– Episode 6 12h pour survivre (Frank doit récupérer l’antidote pour se sauver)
– Episode 9 Diamands de sang (Frank est coincé dans une banque)
– Episode 10 La main invisible (Frank est emprisonné pour récupérer un colis)
– Episode 11 Double jeu (Frank escorte une hackeuse qui peut faire tomber le chef des renseignements)

Bref, 6/10

Le transporteur délivre de la bonne action tournée en vrai avec des personnages sympathiques mais manque de développement sur la longueur et souffre du format stand alone qui peine à faire passer la pillule sur les mauvais épisodes.

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