Wonder Woman, 70 ans déjà …

Wonder Woman est une héroïne de l’éditeur DC Comics, aux cotés de Flash, Green Lantern, Superman ou encore Batman. Avec ces deux derniers, elle forme ce qu’on appelle la trinité de DC Comics.
Wonder Woman est apparue pour la première fois dans le comic book All Star Comics numéro 8 publié en 1941 aux Etats-Unis. Elle est la création de William Moulton Marston. Elle a ensuite été publié en continu mensuellement (ou presque suivant les délais de certains créateurs et le court hiatus de 1986) et cumule aujourd’hui plus de 600 numéros de comic book à son nom propre. Le nombre de numéros où elle est apparue est bien plus grand entre les premiers titres qui n’étaient pas à son nom et ses participations aux différentes équipes de super héros comme la ligue de justice et la société de justice.

Les origines de la création de Wonder Woman.


Wonder Woman est un personnage très fortement lié à son créateur, William Moulton Marston (au centre sur la photo de gauche au dessus). Celui-ci venait d’une famille à l’éducation plutôt élevée. Lui-même est diplomé de Harvard et travaille dans la psychologie, et plus particulièrement la psychologie enfantine. Il a d’ailleurs écrit plusieurs livres référence pour l’époque là-dessus. Mais il était également touche à tout et a été un des créateur du détecteur de mensonge. Et celà n’est pas un hasard puisqu’il avait une forme d’obsession pour la vérité et le refus du mensonge. Et Wonder Woman sera une des principales armes pour la défense de la vérité, notamment avec son lasso doré qui est capable de faire avouer la vérité à n’importe qui.

Une autre énorme influence de William Moulton Marston réside dans la femme. Il a été élevé dans une famille où la femme était considérée comme l’égal de l’homme. Il a épousé une femme diplomée d’université comme lui et qui venait elle-même d’une famille où les femmes étaient traitées en égal de l’homme. De ce fait, l’auteur était très progressiste pour l’époque. Il faut remettre les choses dans leur contexte. Nous étions à la fin des années 30 où les femmes n’avaient pas les mêmes droits que les hommes et où elles devaient épouser un homme et rester au foyer. Et quand une femme travaillait, c’était dans le cadre d’emplois réservées pour les femmes, généralement des taches subalternes et répétitives.
L’auteur baignait donc dans une atmosphère en avance sur son temps, dans un cercle famillial et professionnel où la femme est l’égal de l’homme, où la femme est capable de faire les mêmes choses que l’homme. Et Wonder Woman est cela. Elle est l’égal en puissance de Superman et l’égal en intelligence de Batman, les deux héros référence au tournant des années 40. Et Wonder Woman va alors bénéficier d’un concours de circonstances très favorable. Elle est lancée dans les comic shops en 1941, alors que les femmes vont devoir assumer le travail des hommes partis à la seconde guerre mondiale …

Wonder Woman se pose alors comme un modèle pour les femmes. Elle leur prouve qu’elles peuvent tout faire comme les hommes, le tout enrobé de vérité et de douceur. Mais William Moulton Marston veut aller plus loin avec Wonder Woman. Parce qu’il était très proche des enfants par son travail de psychologue pour enfants, il sait à quel point ceux-ci sont influençables. Il  sait que par les comic books, loisir principal des enfants dans les années 30 et 40, car le moins cher (on sortait de la recession pour entrer ensuite en guerre). Donc, si on voulait influencer les générations futures, il fallait le faire là, avec les enfants de l’époque.
Wonder Woman est alors composée en profondeur pour plaire à tous les publics tout en amenant la pensée de l’égalité des sexes. Elle est jolie et combat les mêmes archétypes d’ennemis que Superman, ce qui permet de se mettre la population masculine adolescente et adulte dans la poche. Elle est forte et peut tout faire en toute indépendance et se met alors le public féminin adulte dans la poche, car ce public-là prend conscience lors de l’effort de guerre qu’il peut en faire autant que les hommes, tout comme Wonder Woman.
Enfin, le premier numéro est composé de manière à plaire aux petites filles bien sûr, public peu enclin à lire de manière ouverte des comic books, parce qu’elles ne pouvaient pas trouver un héroïne en qui s’identifier (la femme était limitée au rôle de la demoiselle en détresse) mais aussi aux petits garçons, principaux consomateur. On a donc un héroïne, une vraie, une qui tient tête aux hommes comme les fillettes aimeraient tenir tête aux garçons qui les embêtent dans la cour de l’école. Et c’est une vraie femme avec ses bijoux comme les bracelets. ELle a tout pour plaire aux petites filles qui rêvent d’être grandes et fortes.
Le premier numéro démarre alors de façon classique comme de nombreux comics de l’époque avec Steve Trevor dans son avion, luttant dans un combat aérien contre les méchants, ce qui renvoit aux comics de guerre très en vogue à l’époque. Ensuite, il vient à se crasher sur une île paradisiaque et mystérieuse. On fait appel à l’aventure et l’excitation, encore un genre en vogue et prisé des garçons. Là, le public garçon est accroché. Et là, paf, l’île est composée uniquement de femmes, et est paradisiaque. Il s’est crashé sur l’île des amazones. Et le public garçon reste alors accroché parce qu’il vit là encore des aventures identiques à celles qu’il peut lire dans d’autres comics, la seule différence étant que le héros est une femme. Mais l’accroche fait qu’il passe alors outre ce « détail ».

Mais L’autre grande force qui a permit à Wonder Woman de durer, c’est son inscription dans les mythes antiques, et plus particulièrement greco-romain. On a tous au moins des bribes de connaissances sur cet univers avec Hercule, Zeus, Hades, Neptune et compagnie. C’est un socle commun au monde occidental et qui est imprégné dans l’imaginaire collectif, plus particulièrement celui des enfants qui rêvent plus facilement de cet univers. Wonder Woman a donc été créé comme la fille des Dieux offertes à la reine des Amazones. Ce qui fait que Wonder Woman cotoye, tutoye les Dieux. Elle vit dans un monde où les Dieux sont là, existent et nous influencent d’une manière ou d’une autre. Et cela offre une source formidable pour l’imagination fertile des enfants. Et cela a permis à la princesse amazone de s’installer dans l’inconscient collectif. Et la suite va achever d’installer Wonder Woman dans les esprits.

L’évolution de Wonder Woman.


Wonder Woman a donc été pensé et créé en amont de sa publication, ce qui lui offre une richesse rare pour l’époque et lui offre surtout une originalité. Elle est l’égal de Superman, mais aussi son opposé. L’homme d’acier est un extraterrestre venu du ciel et qui vient défendre les hommes contre eux même. Il y a un coté messie assez prononcé pour le dernier fils de Krypton. Wonder Woman est aussi puissante que lui mais est dans une optique d’action totalement différente. Elle ne vient pas sauver les hommes d’eux-même mais elle vient leur montrer l’exemple, leur expliquer comment se sauver d’eux-même.
La même opposition se retrouve avec Batman qui met son intelligence au service d’une vengeance et d’une souffrance interieure. Au fond, Batman est égoïste. Ils sauvent les gens mais cela est une conséquence indirecte du fait qu’il ne veut pas que quelqu’un revive ce que lui a vécu. Quelque part, il cherche à exorciser ainsi sa souffrance. Wonder Woman a une intelligence équivalente à celle de Batman mais n’est muée par aucune émotion négative. Elle est là pour améliorer les choses. Son intelligence lui permet d’évoluer au sein des hommes, en égale et influence ainsi l’humanité vers un monde plus pacifique, plus doux. Elle est là encore dans une optique d’apprentissage. Avec Superman, elle apprend aux hommes à se défendre eux-même. Avec Batman, elle apprend aux hommes à être meilleurs, pacifiques et donc elle participe à stopper la violence avant qu’elle n’ait lieu là où Batman intervient une fois qu’elle existe.

Ce sont des points importants qui seront malheureusement vite perdus de vue. Lorsque William Moulton Marston quitte la série parce qu’il se fait vieux, est malade et ne peut plus assurer, les auteurs derrière lui vont adapter Wonder Woman à leur sauce. Wonder Woman était la vision d’un homme profondément épris par les ides d’égalité, de paix et de vérité. Les années 60 vont transformer Wonder Woman à l’opposée. Elle intégre d’abord la société de justice où son rôle sera celui de … secrétaire ! L’héroïne dont la puissance égale celle de Superman se retrouve à attendre que le reste de l’équipe uniquement masculine aille boter les fesses des méchants et elle tapera les rapports de mission !
Quant à sa série solo, les années 60 vont la transformer en une sorte de Emma Peel des comics. Elle enfile des tenues d’espionne et s’en va agir comme telle, dans une débauche de violence armée. L’auteur de l’époque s’est justifiée en expliquant qu’ainsi, en la faisant agir sous son identité civile sans pouvoirs, il défendait l’égalité des sexes. Sauf que Wonder Woman est pacifique mais bon, le pacifisme se traduit pour certains américains, mitrailleuse à la main …

Et cela va continuer ainsi. Rares sont les auteurs à avoir su saisir l’essence même de Wonder Woman par la suite. Pire, les directions artistiques ont changé suivant les auteurs, chacun cherchant à se l’approprier et lui collant sa propre vision de la femme forte. Et même de grands scénaristes s’y sont cassés les dents, JM Strazinski dernièrement (l’an passé en fait) dans un run inachevé, doté d’une toute nouvelle direction limite reboot, pas forcément mauvaise dans l’idée mais pau passionante dans les faits. Plus globalement, depuis 5 ans, depuis Infinite Crisis et One Year Later, Wonder Woman ressemble plus à un navire en perdition qu’autre chose. Pourtant, les années 90 avaient plutôt été clémentes avec la princesse amazone et de très bons arcs signés George Perez ou Phil Jimenez (la seconde partie du seul big book disponible en France possède d’excellents épisodes de Jimenez, comme celui où Lois Lane suit durant une journée normale la princesse amazone et se rend compte de ces multiples facettes et à quel point elle est un reflet de la complexité de l’humanité  (Wonder Woman 170 daté de juillet 2001: « She’s a wonder » / « une femme en or »). Maintenant, il faudra voir ce que va donner le relaunch de Wonder Woman en septembre prochain (toute la gamme DC repart à zéro, Wonder Woman, Superman, Aquaman, Flash, Green Lantern, Green Arrow, Batman, JLA, …). Brian Azarello sera au scénario et Cliff Chiang aux dessins.

L’influence de Wonder Woman.


Retour dans les sixties. Comme vous l’avez lu au dessus, les auteurs sont partis en cacahouettes avec Wonder Woman. Mais … Et c’est là tout le talent de William Moulton Marston, le mouvement féministe émergent va s’emparer de Wonder Woman et en faire son porte drapeau. Elle va se retrouver en couverture du premier numéro de « Ms », un des premiers magazines féminins par exemple. Elle va devenir un des symbôles de la libération de la femme, un des modèles à suivre car c’est une femme forte, indépendante, à l’égal des hommes. Comme l’avait voulu l’auteur 25 ans plus tôt, quand il écrit le personnage de manière a influencé les petites filles de l’époque. Wonder Woman leur a insufflé les idées d’égalité et quand les petites filles vont devenir grandes et prendre le pouvoir, elles vont à leur tour venir aider Wonder Woman qui était en perdition. Wonder Woman devient alors une icone et entre dans l’inconscient collectif. Quand on pense femme forte, on pense maintenant Wonder Woman. Et malgré la perdition des comics sur la princesse amazone, son image reste toujours aussi forte dans l’esprits des gens et est très souvent référencée dans divers séries ou films, avec des clins d’oeil par ci, par là (one se souvient tous de Rachel Bilson en Wonder Woman dans the OC / Newport Beach par exemple). Et Wonder Woman va définitivement s’imprimer dans l’esprit des gens en 1975 avec la série télévisée.

Wonder Woman dans les autres médias que le comic book


Bien évidamment, c’est la série télévisée avec Linda Carter qui s’est étalée de 75 à 79 et fut rediffusé en quasi continu en syndication notamment durant toutes les années 80 et une partie des années 90 qui va installer Wonder Woman dans les esprits, y compris de ceux réfractaires aux comics. Mais j’y reviendrais dans un futur article à lire ce mois-ci.
Malheureusement, la série en question est le seul fait de gloire de la princesse amazone en solo ou presque. En effet, coté séries télé live, devant le succès des rediffusions en syndication, un projet de nouvelle série a vu le jour en 1990 mais n’ira pas au delà de la déclaration d’intention. A la fin des années 90, vu le succès de Xena, sorte de Wonder Woman, un projet de séries est à nouveau à l’ordre du jour et il est confié à Deborah Joy Levine auréolée de son succès avec la relecture de Superman qui a mis en avant Lois Lane dans Lois et Clark. La pré production ira jusqu’aux casting calls mais aucun pilote ne sera tourné. Enfin, en 2011, David E. Kelley se retrouve à écrire un pilote pour NBC avec Adrianne Palicki dans le rôle. Mais le pilote tourné ne convainc pas les dirigeants de NBC qui ne commandent pas la série (la review de ce pilote se trouve par ici ! ).
On aurait pu avoir Wonder Woman dans Smallville qui a utilisé un grand nombre de super héros de la firme DC mais non. Au début, elle devait apparaitre mais fut interdite de Smallville en raison du film en développement en parallèle et de la politique stupide de DC à l’époque d’éviter d’avoir deux versions d’un même personnage sur les écrans  (ainsi, par exemple, il faudra attendre la fin de Teen Titans pour que Robin puisse apparaitre dans The Batman). Pourtant, les éréfences et clins d’oeil ne manquent pas comme un titre de journal indiquant une princesse themyscirienne en  visite au Vatican ou Lois déguisée en princesse amazone lors d’un comic con dans la saison 9 et enfin, la référence claire de Chloé qui part entrainer une princesse merveilleuse lors de la saison 10. Malgré tout cela, pas l’ombre d’un lasso doré dans Smallville.

Coté cinéma, c’est pire. Les super héros sont devenus hyper bankables au cinéma après l’explosion de Batman au début des années 90 puis Spiderman en 2001, puis les X-men ou encore le reboot de Batman avec Batman Begins puis The Dark Knight. L’occasion était donc là pour que Wonder Woman ait aussi droit à son film. Le projet va alors démarrer en 2001 sous l’égide de Joel Silver à la production. Les actrices s’avèrent intéressées par le rôle et on cite Angelina Jolie, Sandra Bullock, Beyoncé (oui, oui la chanteuse) ou encore Rachel Bilson pour le rôle. le script s’écrit mais ne convainc pas, le second non plus. Un troisième scénariste est alors engagé. Les années passent mais rien ne passe le cap du script. En 2005, le projet est alors confié à Joss Whedon, créateur de Buffy, considérée comme une fille spirituelle de Wonder Woman. Après 2 ans à essayer de prendre en main la princesse amazone, le préscript de Whedon fut refusé et il jeta alors l’éponge. Nous sommes alors en février 2007 … 6 ans que le film est en préproduction. Dans le même temps, 3 Spiderman sont sortis … Le plusgros problème pour Whedon, en plus du refus de son idée de scénario par le studio de production, c’est s’approprier l’amazone. Et là, on retombe sur le problème du comic book qui n’a jamais su faire évoluer de façon cohérante l’amazone là où, et il cite Batman en exemple, il y a tout de défini et de nombreuses histoires de références. Pour Wonder Woman, les cadres ne sont pas fixés en dehors de son origine.
Juste avant le départ de Whedon, la production a acquis un script qui les a impressioné par sa qualité mais se déroulait durant la seconde guerre mondiale et ce fut le motif de refus puisque la production voulait un film contemporain. Les deux scénaristes en charge de ce script se voit alors confier l’écriture d’un script plus moderne sous la direction de la production qui donne les grandes lignes, voulant un film contemporain mais explorant l’histoire de Paradise Island. Et malgré les directives, ce script tombe lui aussi à l’eau.
Au dernières nouvelles, Warner espère toujours une sortie pour 2013 d’un film sur Wonder Woman dont David S Goyer, impliqué dans les scénario de Batman Begins et The Dark Knight  écrirait le script. N’empèche qu’on en est à 10 ans de préproduction et rien n’a dépassé l’étape du script, ce qui prouve la difficulté d’écrire Wonder Woman.

Et pourtant, ce la n’est pas impossible mais il faut alors se tourner vers l’animation et un splendide film direct to DVD sorti en 2009 sur lequel je ferais un article ce mois-ci.
L’heure de gloire de Wonder Woman se trouve en fait là, en animation, après un rôle prépondérant dans la série Superfriends de 73 à 86 où elle sera toujours présente. Après quelques caméos dans d’autres séries, Wonder Woman se retrouve mise en avant dans le dessin animé La ligue des justiciers (Justice League et Justice League unlimited) qui durera 5 saisons de 2001 à 2006. Elle est l’équivalent de sa version comic mais avec quelques particularités comme le fait qu’elle n’a pas d’identité civile et secrête. Mais on retrouve en cette version l’équivalent en puissance de Superman puisqu’elle lui tiendra tête dans un combat où tous les deux hallucinaient. Quelques épisodes sont consacrées à elle mais elle perdra de l’importance en temps de présence à partir de la saison 3, comme les 6 autres membres de la ligue dans ses deux premières saisons, au profit des autres personnages fraichement arrivés dans la ligue. Il n’empèchera que dans un épisode de la saison 5 où elle est contrôlée mentalement, elle collera une raclée à divers membres féminins de la ligue: Vixen, Black Canary, Hawkgirl ou encore Huntress.

Après avoir fait des apparitions dans divers films d’animation direct to dvd, Wonder Woman fait son retour dans Young Justice, la toute dernière série d’animation DC où elle se place en mentor de la Young Justice qui est en quelque sorte la ligue des sidekicks des héros de la ligue des justiciers. Mais elle reste un personnagesecondaire et n’a d’ailleurs pas son sidekick Wonder Girl dans la composition de la Young Justice.

Mais qui est Wonder Woman au final ?

Vous en savez beaucoup sur Wonder Woman maintenant, sauf l’essentiel. Qui est Wonder Woman ? Et c’est le gros problème. Elle varie d’un scénariste à l’autre comme on l’a vu plus haut. Pour autant, une chose reste quasi inchangée: ses origines. Il faut dire que William Moulton Marston les a particulièrement bien réussi. La plupart du temps, on retrouve ces origines:
Diana est donc la fille d’Hyppolyte, la reine des amazones, un peuple de femmes issues de la Grêce antique, auxquelles les Dieux ont confié diverses capacités dont l’immortalité. Elles vivent en exil sur Paradise Island, totalement coupé du monde des hommes. Diana a été créé dans de la glaise pour assouvir le besoin de maternité de la reine. Et les Dieux lui ont insufflé ses capacités. Diana va alors grandir auprès des amazones dont elle va devenir un peu la fille de toutes. Chacune lui enseigne un talent.
Un jour, Steve Trevor, pilote dans l’armée de l’air américaine, s’écrase sur Paradise Island. Il est soigné mais il faut alors le ramener dans le monde des hommes. Un tournoi est alors organisé pour désigner la meilleure amazone dans divers domaines. Hyppolyte interdit à Diana d’y participer mais celle-ci, intriguée et curieuse de cet autre monde, participe au tournoi masqué et elle l’emporte. La reine n’a alors pas d’autre choix que de lui confier le rôle de Wonder Woman, l’ambassadrice des amazones auprès du monde des hommes, rôle qu’elle tiendra après avoir ramené Steve Trevor. Wonder Woman sera alors chargé de rétablir des liens entre les amazones et le monde des hommes, principalement en inculcant et en enseignant les principes et les méthodes amazones afin d’améliorer le monde.
Coté pouvoir, Wonder Woman possède une gamme de pouvoirs équivalente à celle de Superman: super force, super vitesse, endurance, résistance, vol. A celà s’ajoute les capacités attachées à sa panoplie: le lasso indestructible qui pousse la personne qui le tient à dire la vérité, les bracelets pare balles. Après, suivant les versions, on a la tiare boomrang, les boucles d’oreilles qui permettent de communiquer avec les Dieux ou encore la ceinture du pouvoir et les bottes conférant vitesse et super saut dans les rares versions où Wonder Woman est dépourvue de pouvoirs par elle-même.

Et voilà, c’est après difficile de retracer le parcours de Wonder Woman tant cela change d’un scénariste à l’autre. Ce manque de continuité est vraiment problématique, empéchant l’amazone de devenir un must read. D’ailleurs, la plupart des amateurs de comic book sont capables de citer des dizaines d’arcs de référence pour Batman ou Superman mais aucun pour Wonder Woman. Cela explique les échecs succéssifs des tentatives de l’adapter en séries ou au cinéma. Chacun a sa vision de Wonder Woman qui ne correspond pas forcément à celle des décideurs. Les seuls vrais succès restent, hors la série des années 70, les versions animées où Wonder Woman reste très basique, et pas développée vraiment au delà des postulats de ses origines.

Il est vraiment temps de trouver le vrai bon scénariste (ou la scénariste) qui sera capable d’insuffler sur la longueur une vraie direction à l’amazone, une direction fidèle à l’esprit du créateur de Wonder Woman. Et là, Wonder Woman pourra enfin obtenir toute la reconnaissance qui lui est dûe.

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Un commentaire pour “Wonder Woman, 70 ans déjà …”

  1. RORY dit :

    Très bel article ! Merci pour cet imposant travail d’analyse qui m’en a énormément appris sur Wonder woman !

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